Ne vous chargez pas de désirs illimités

Discours de BHAGAVÂN du 2 mai 2006

Satya, dharma, shânti et prema sont les piliers du Sanâtana dharma. Si l’on n’assimile pas ces Valeurs, le fait d’acquérir l’éducation, d’accomplir des actes de charité et d’entreprendre des pratiques spirituelles n’a que peu de valeur. Que puis-je transmettre d’autre à cette assemblée d’âmes nobles ?

(Poème telugu)

Incarnations de l’Amour !

Qu’entend-on par le terme âvatar, incarnation de Dieu ? Ce terme connote la combinaison de la Conscience divine et de la conscience humaine. L’homme est la combinaison du corps, du mental, de l’intellect et de la conscience. Dieu, qui est l’Incarnation de l’Amour, assume la forme humaine pour s’identifier à l’homme, afin d’amener en lui la transformation par l’Amour. Dieu descend sur terre et s’implique dans les affaires du monde pour instruire l’homme et le guider sur le droit chemin. Prenons l’exemple suivant :

N’appliquez pas les qualités humaines aux âvatars

Un jour, les gopikâ vinrent se plaindre à Yashodâ : « Mère ! Krishna vient dans nos maisons et brise les pots remplis de beurre et de lait caillé. » D’autres gopikâ se plaignirent également de ce que Krishna était entré dans leurs maisons à minuit et avait noué ensemble les tresses de deux des leurs. Quand Yashodâ gronda Krishna pour avoir commis ces actes malicieux, Il lui dit : « Mère ! vous savez que J’ai dormi toute la nuit à vos côtés, comment pouvez-vous dire que Je suis allé dans leurs maisons au milieu de la nuit ? » Yashodâ comprit que Krishna disait la vérité. Elle se dit que, manifestement, les gopikâ avaient menti. Il existe une différence entre la conscience humaine et la Conscience divine. Si l’on analyse les farces divines de l’Enfant Krishna, vus sous l’angle spirituel les pots de terre représentent le corps humain. D’où, briser les pots signifie dénoncer dehabhrandi, l’illusion causée par l’attachement humain. Ne réalisant pas la signification profonde des farces, en apparence puériles, de Krishna, les gopikâ s’en plaignirent à Yashodâ.

Plus tard, les gopikâ réalisèrent la véritable nature de Krishna et Le prièrent : « Ô Krishna ! Tu es l’incarnation de la Béatitude, Tu es libre des triguna (sattva, rajas et tamas) et de la dualité, Tu es au-delà du mental humain. Notre erreur fut de T’appliquer les qualités humaines. Les plaintes adressées à Ta mère sont dues à notre ignorance. Ô Swami ! Pardonne-nous et accorde-nous Ta protection. » Krishna leur pardonna et leur expliqua le principe de l’Unité en disant : « Vous n’êtes pas différentes de Moi. Vous et Moi sommes ‘Un’. » Ainsi, si nous développons la foi dans le principe de l’Unité, notre vie sera sanctifiée.

L’homme est doté du corps et du mental, lesquels engendrent kama et krodha, le désir et la colère. Mais Dieu n’a ni désirs ni colère. Dieu n’a pas un iota de désirs ni d’aspirations terrestres. Tout ce que Dieu fait, permet et dit concerne le bien des fidèles et non Lui-même. Quand Dieu s’incarne sur Terre sous la forme humaine, Il se comporte comme un être humain. Il peut faire pleurer quelqu’un, rire un autre et jouer des tours au troisième. Voyant tout cela comme des actes humains en apparence, les gens sont induits en erreur et se conduisent avec l’âvatar comme avec un être humain ordinaire. En fait, pourquoi Dieu descend-Il sur terre sous une forme humaine ? C’est uniquement pour fixer un idéal à l’homme et le mener sur la voie de la Rectitude.

Unité et Egalité sont les marques de la société humaine

Quelqu’un s’enquiert-il de votre nom ? Habituellement vous répondez : « Mon nom est Ranganna ou Somana, etc. » Mais ces noms vous ont été donnés par les parents. Ce ne sont pas vos vrais noms. En fait, si quelqu’un vous demande quel est votre nom, vous devriez répondre « Je suis-je ». Ce ‘Je’ est votre véritable nom. Ce ‘Je’ est présent en chaque individu. Ce ‘Je’ est l’âtmatattva, le principe du Soi. Excepté ce ‘Je’, tous les autres noms sont illusoires. Ce ‘Je’ implique que Dieu est immanent en tout être humain, voire même en tout être vivant. Ils sont tous les incarnations de Dieu


« Eko ‘ham bahuh syâm»
« Le Un, qui voulut se faire multiple, a assumé toutes les formes »

Tout individu devrait prendre conscience qu’il est ‘Aham brahmâsmi, ‘Je suis Brahman’. Cette prise de conscience est la base de l’unité de vyashti, l’individu, de samshti, la société, de srishti, la création, et de parameshthin, Dieu. Sans srishti il ne peut y avoir samashti, et sans samashti, il ne peut y avoir vyashti. Mais qui est vyashti, l’individu ? Vyashti est l’incarnation de la Divinité présente en tous. Par conséquent, étant un conglomérat d’individus, la société est la forme collective de la Divinité. De ce fait, tous les individus sont égaux dans la société. Les distinctions ‘élevé’ et ‘peu élevé’ ne peuvent exister. Ridiculiser quelqu’un équivaut à vous ridiculiser vous-même. C’est seulement votre reflet que vous voyez en lui. C’est seulement la résonance que vous entendez. On doit réaliser cette vérité et développer le sentiment d’unité. Les noms de Râma et Krishna ont été donnés aux âvatars par leurs parents. Dans le passé, quand Dieu s’est incarné, Il n’a pas proclamé qu’Il était Râma ou Krishna. Ces noms furent donnés aux âvatars après leur incarnation et pas avant. Les noms et les formes servent seulement à distinguer les individus au sein de la société.

Vous n’avez pas besoin de chercher Dieu partout. Si quelqu’un vous demande : « Où est Dieu ? », vous devriez dire avec confiance : « Je suis Dieu ». Les gens construisent des temples et des bâtiments faits de briques et de mortier et y installent des idoles de Dieu. En fait, Dieu est fermement installé dans le cœur de tous les êtres humains, voire même en tous les êtres vivants. C’est pour expliquer cette vérité que le Seigneur Krishna a déclaré dans la Bhagavadgîtâ :

« Mamaivamsho jivaloke, jivabhûta sânatana »
« Lâtman éternel en tous les êtres est une partie de Mon être. »

Réaliser cette vérité est possible si l’on adhère aux cinq Valeurs humaines - satya, dharma, shânti, prema et ahimsâ - respectivement, Vérité, Rectitude, Paix, Amour et Non-violence. Où sont ces Valeurs humaines ? Elles ne sont pas à l’extérieur, chacune d’elles se trouve en vous. Il est très regrettable que vous les cherchiez à l’extérieur alors qu’elles sont en vous. Tant que vous recherchez les reflets extérieurs, vous n’êtes pas à même de reconnaître l’objet intérieur. La Divinité est immanente en vous. Vous devriez donc vous considérer comme divin et proclamer « Je suis Dieu ». Alors vous ne connaîtrez ni la peur, ni l’anxiété, ni l’illusion. Tant que vous ne réalisez pas votre Divinité intérieure, vous ne pourrez vous débarrasser de l’attachement au corps.

Il n’est pas nécessaire d’aller en pèlerinage à la recherche de Dieu. Dieu est présent partout.

« Sarvatah panipadam tat sarvathokshi siromukham
Sarvatah sruthimalloke sarvamavruthya tishthati »

« Avec Ses mains, Ses pieds, Ses yeux, Sa tête, Sa bouche et Ses oreilles,
Dieu pénètre tout. »

Où que vous regardiez, Dieu est là. Il n’existe aucun lieu où Dieu n’est pas présent. Il n’existe aucune forme qui ne Lui appartienne. L’homme cherche Dieu croyant qu’Il se trouve en un lieu éloigné alors qu’Il est en face de lui, derrière lui et à côté de lui. Vous êtes tous les incarnations de Dieu. Cependant, vous ne considérez pas les gens qui vous entourent comme les incarnations de la Divinité. Vous regardez leurs formes et les considérez comme de simples êtres humains. Oubliez leurs formes. Etablissez-vous fermement dans le sentiment que là où vous regardez, là se trouve Dieu. C’est Lui et Lui seul qui procure vos moyens de subsistance. Aussi, quel que soit votre travail, considérez-le comme le travail de Dieu et consacrez-le Lui. Si vous accomplissez vos actions comme une offrande à Dieu, elles deviendront pures et sacrées. Dieu n’est pas quelque part dans un lieu éloigné. Vous êtes Dieu. Vous êtes la société. Vous êtes le monde. Vous êtes le ciel. Vous êtes la terre. Vous êtes les étoiles. Vous êtes tout. Développez donc le sentiment « Je suis tout ». Vous voyez la dualité dans le monde parce que vous vous fondez sur les noms et les formes. Regardez au-delà des noms et des formes, et vous trouverez l’unité partout.

Vous êtes les incarnations de l’âtman. Étant les incarnations de l’âtman, pourquoi devriez-vous Le chercher ailleurs ? Que signifie l’âtman ? L’âtman signifie la Conscience. La Conscience pénètre toute chose. Tant que la Conscience réside dans le corps, il est nourri et protégé. Quand la Conscience quitte le corps, celui-ci perd toute sa valeur.

Développez la pureté et la bonté

Supposons qu’un garçon et une fille décident de se marier. Après le mariage, la fille se réfère à lui comme à son mari, et le garçon se réfère à elle comme à sa femme. Mais pour combien de temps ? Pour une période de temps spécifique, c’est-à-dire tant qu’ils vivent ensemble. Si, plus tard, l’un des deux meurt, sa relation à l’autre n’existera plus. Qui est le mari et qui est la femme ? Toutes ces relations sont illusoires et transitoires. Similaire est la relation entre la mère et le fils. Le fils s’adresse à elle en tant que mère durant des années, mais lorsqu’elle quitte son corps mortel, le fils pleure sur son corps sans vie en disant : « Ô mère ! tu m’as quitté ! » En fait, où est partie la mère ? Le corps physique auquel il fit tant de fois référence comme étant sa mère est face à lui. Si le corps physique était vraiment sa mère, il pourrait aussi bien le garder dans sa maison n’est-ce pas ? Mais le fera-t-il ? Pas du tout ! Il emporte le corps pour la crémation. Ainsi, toutes ces relations physiques sont seulement illusoires et irréelles. Quoiqu’il puisse arriver au corps physique, l’âtman quant à Lui ne subit aucun changement.

Tous les individus sont les incarnations de Dieu. Du fait que nous sommes induits en erreur en pensant que Dieu est séparé de nous, nous nous engageons dans diverses pratiques spirituelles pour atteindre Dieu. Nous pensons que les sâdhana qu’il nous faut accomplir sont : shravanam, kîrtanam, vishnusmaranam, padasevanam, vandanam, arcanam, dâsyam, sneham, et âtmanivedanam, respectivement l’écoute du Seigneur, le chant des gloires du Seigneur, la contemplation de Vishnu, le service aux Pieds de lotus du Seigneur, la salutation, l’adoration, le service du Seigneur, l’amitié avec le Seigneur et l’abandon de soi au Seigneur.

Mais qu’est-ce que la sâdhana ? Sâdhana = + dhânâ. ‘’, dans le mot sâdhana, implique sâlokya, la perception du Divin, sâmîpya, la proximité du Divin, sârûkya, l’identification au Divin et sayujya, l’immersion dans le Divin. Cela est dhâna, la richesse spirituelle que l’homme doit acquérir et préserver. Mais, aujourd’hui, l’homme a soif de dhana, d’argent, et oublie ce ‘’ constitué de sâlojya, sâmîtya, sârûpya et sayujya. Toutes les activités de l’homme sont centrées sur dhana, l’argent. Si vous demandez à quelqu’un de chanter ou de faire un travail pour vous, il commencera par négocier le montant que vous payerez pour ses services. De nos jours, l’activité de l’homme s’est transformée en ‘business’, faire des affaires’, à tel point que ce concept ‘business’ s’est également introduit dans le domaine de la spiritualité. Vous ne pouvez bien sûr pas acheter Dieu avec de l’argent ; ce n’est d’ailleurs pas nécessaire, car en fait vous-même êtes Dieu. Vous-même êtes le Principe divin. Vous êtes dotés d’une immense puissance divine. Mais vous devez maintenir la stabilité de votre mental. Ne le laissez pas sauter d’une pensée à une autre. Si vous écrivez des réponses correctes à l’examen, vous obtiendrez de bonnes notes. Si votre mental est bon, tout sera nécessairement bon. Mais, si de mauvaises pensées pénètrent dans votre mental, le résultat sera nécessairement mauvais. En tout premier lieu, comprenez la nature de votre mental. Vous ne pourrez comprendre le secret de la vie humaine que si vous comprenez votre propre mental. Soyez bon, faites le bien, voyez le bien et tout deviendra bon dans votre vie. Soyez toujours bon et suivez la voie correcte. Ne suivez pas la mauvaise voie pour imiter les autres. Suivez votre Conscience. Si votre cœur est pur, tout deviendra pur et sacré.

Maintenez vos désirs sous contrôle

Incarnation de l’âtman divin !

En ce monde, toute chose a une limite. Rien n’est dépourvu de limites. En fait, le monde est une ‘Limited company’, une compagnie à responsabilité limitée. Que lui arrivera-t-il si elle franchit les limites qui lui sont assignées ? Chacun devrait donc se conduire selon les limites fixées. Quand un médecin prescrit un médicament particulier à un patient, il lui indique aussi la dose à prendre. Si le patient prend le médicament sans en tenir compte et dépasse la limite prescrite, il se peut qu’il contracte une autre maladie. De même, Dieu a fixé une limite pour chaque individu. Mais les désirs de l’homme moderne étant illimités, il est nécessaire pour lui de fixer une limite à ses désirs. Si, en raison de son ego, l’homme dépasse cette limite il court un grand danger. Qu’il s’agisse de l’individu, de la société ou du monde, tous doivent observer les limites prescrites.

L’homme naît avec bon nombre de relations, le père, la mère, les parents et les amis. C’est le monde qui crée ces relations. Quand il se marie, il a une femme. Plus tard, il a des enfants et ensuite des petits enfants. Ainsi, ces relations grandissent sans limite. Du fait que ses relations grandissent, ses désirs grandissent en proportion. L’homme sera heureux s’il réduit ses désirs. Moins de bagages, plus de confort. Réduisez vos bagages. Développez le courage et la confiance en soi. Vous ne pouvez emprunter ces qualités aux autres, vous devez les développer vous-même avec patience et persévérance.

Incarnations de l’Amour !

Sanctifiez votre vie en développant le contrôle des sens. C’est parce que les gens n’exercent aucun contrôle sur leurs sens et ne limitent pas leurs désirs que les troubles et l’agitation sévissent dans la société. Ils y errent librement, semblables à des animaux. Vous ne devriez pas devenir des animaux. Chaque fois que des mauvaises pensées surgissent en vous, rappelez-vous que vous êtes un être humain et non un animal. La colère est une qualité animale. Quand les animaux sont en colère, ils se battent entre eux. Malheureusement, de nos jours, les êtres humains se battent aussi entre eux comme des animaux. En un certain sens, les animaux valent mieux que l’homme aujourd’hui ! Les animaux ont une raison et une saison, alors que l’homme n’a ni raison ni saison ; son comportement est pire que celui des animaux. Etant un être humain, vous devriez cultiver les qualités humaines. En fait, un être humain ne devrait jamais se mettre en colère. Même si la colère vous submerge, vous devriez essayer de vous calmer et vous tenir tranquille. Ne perdez pas votre sang-froid. Si vous cultivez la qualité de sang-froid, vous ne serez jamais agité ni impatient.

La paix est en vous. On ne peut la trouver à l’extérieur où l’on ne trouve que des fragments de paix. De même, le bonheur n’est pas extérieur. Beaucoup de gens viennent à Swami et prient : « Swami, je veux la paix du mental. » Je leur dis qu’ils doivent chercher la paix en eux-mêmes. Pourquoi l’homme perd-il la paix de nos jours ? Les désirs sont la cause fondamentale de son agitation. Quand il y a des désirs, la paix disparaît. Réduisez donc les bagages que sont vos désirs et votre vie s’en trouvera moins encombrée.

Ne permettez pas aux mauvaises qualités d’entrer dans votre cœur

Incarnations de l’Amour !

Vous savez tous que l’homme doit adhérer à la voie de la Vérité. En aucune circonstance il ne devrait adopter la voie de la non-vérité. Quoi qu’il arrive dans votre vie, dites-vous que cela est bon pour vous. Même si quelqu’un vous critique, vous devriez vous dire que c’est bon pour vous. Si vous considérez toute chose comme bonne, tout devient bon pour vous. Dieu n’est pas à l’extérieur, Il est en vous. De même, satya, dharma, prema, shânti et âhimsa ne se trouvent pas à l’extérieur, elles sont en vous. Quand vous êtes en colère, vous perdez votre paix intérieure. Vous devriez toujours demeurer paisible et heureux. En tant qu’être humain, vous devriez avoir les qualités d’un être humain. Un être humain véritable est imprégné de satya, dharma, shânti, et prema. Si vous développez ces qualités humaines, vous jouirez de la paix et votre visage sera toujours souriant. Mais si votre mental est perturbé, vous ne pourrez être en paix.

Vous n’êtes pas simplement un être humain, car la Divinité est immanente en vous. Réalisez cette vérité. Tant que vous vous considérez comme un être humain ordinaire, vous ne pouvez échapper à l’agitation. Des changements surviennent en vous en raison de votre nourriture et de votre conduite. Parfois, certaines mauvaises qualités, comme la colère et la jalousie, surgissent en vous, mais vous ne devriez pas leur donner libre cours. Supposons que vous construisiez une maison et y fixiez une porte. Cela suffira-t-il pour empêcher toutes sortes d’animaux et insectes – singes, cochons, serpents et scorpions – d’y pénétrer ? Pas du tout ! S’ils essayent d’entrer, vous devrez fermer la porte immédiatement. De même, le contrôle est la porte de votre cœur. Si vous fermez la porte aux mauvaises qualités, elles n’y entreront pas. Vous ne devriez pas vous mettre en colère, pas plus que critiquer ou faire du tort à quelqu’un. Si, pour une raison quelconque, de telles circonstances surgissent, contrôlez-vous. Quand la colère vous prend, étouffez-la immédiatement, considérant qu’elle est votre ennemie. Il est dit : « La colère est votre ennemie, la patience est votre bouclier de protection, le bonheur est votre paradis. » Remplissez votre cœur d’amour et de compassion. Si vous avez de l’amour dans votre cœur, vous verrez Dieu partout. Privé de cet amour, vous ne verrez que le démon. Si vous croyez fermement que Dieu est en vous, que vous êtes Dieu et que votre corps lui-même est le temple de Dieu, alors la colère, la jalousie, l’orgueil, etc., ne vous troubleront pas.

Ainsi, Bangaru ! développez l’amour et la compassion.

« Où que vous puissiez être,
dans la forêt, le ciel, une cité ou un village,
au sommet dune montagne ou dans les profondeurs de la mer,
Dieu est votre seul refuge. »
(Poème telugu)

La Vérité est immuable, quels que soient le temps et le lieu. Là où vous êtes, la Vérité est la Vérité, l’Amour est l’Amour ! Si vous avez l’Amour, la Vérité fera automatiquement partie de vous, et si vous avez la Vérité, l’Amour fera automatiquement partie de vous. Malheureusement, en grandissant, l’Amour en vous décline graduellement et la haine et la jalousie s’intensifient. La jalousie est une qualité très mauvaise qui non seulement vous fait du tort, mais fait du tort à autrui. Ne lui offrez aucune possibilité d’entrer en vous. Efforcez-vous de cultiver de bonnes qualités comme l’amour et la vérité et vous ferez l’expérience de la paix en continu.

Bhagavân mit fin à Son discours avec le bhajan : « Prema mudita manase kaho, Râma, Râma, Râm… »

Extrait du discours divin de Bhagavân prononcé le 2 mai 2006 dans le Sai Ramesh Krishan Hall à Brindavan (Whitefield) Bangalore.

Traduit du Sanathana Sarathi d’août 2006

Copyright : Sri Sathya Sai Books and Publications Trust, Prasanthi Nilayam, Inde



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